jeudi 18 juillet 2013

Dans la tête d'un knacki ball !

Qui a bien pu avoir cette idée, si ce n'est Jenny ?!


adieu les mecs



Il n’y a pas un bruit. Silence.
Je me tiens collé aux collègues. Gluant. Transpirant.
Personne n’ose parler. Je pense que nous avons tous peur, mais personne n’ose l’avouer.
Tout à l’heure, le couvercle protecteur a été arraché. Violemment. Par des mains étrangères.
Soudain, nous nous sommes tous retrouvés face à une lumière aveuglante et crue.  C’était horrible !
Pas le temps de crier, les deux mains nous ont ensuite précipités, jetés, balancés au fond d’un bol. Puis le bol a été avalé par une boîte traumatisante. ZZZZZZZ……..ting ! La chaleur nous a inondés, on était presque bien. Sauf qu’on était terrorisés.
Et nous voilà à présent.  Dans le silence et la porcelaine blanche. Le plafond nous fait face, écrasant et angoissant.
Que va-t-il se passer maintenant ?

Des voix arrivent, confuses. Nous tremblons au fond de notre bol.
Elles se précisent. Nous pouvons même apercevoir des mains qui s’agitent au-dessus de nous.
Des rires fusent. Je n’ai qu’une envie : m’enfouir au plus profond de ce foutu bol de porcelaine blanche.
« Mais servez-vous donc ! Prenez de ces petites saucisses ! »
Là, un instinct de survie semble avoir pris le dessus sur  tout le reste. Tous autant que nous sommes, nous frétillons et nous nous glissons les uns en-dessous des autres. Dégagez bon sang ! On se bastonne.
Peine perdue.
Une petite main surgit et plane au-dessus de nous. Tout le monde est figé. La petite main se saisit en une seconde de Gégé, juste à côté de moi. Ouf je l’ai échappé belle.
Adieu Gégé.
« Miam, fait une petite voix. Je peux en reprendre ? »



Dans la tête d'Arielle

Sur une idée de Juliette, merci cousine ! ;)






Hum…j’ai bien dormi. Bonjour mes poupées, bonjour mon Minou-chat. Tiens je vais jouer un peu en attendant qu’on vienne me chercher.
...
Bon. Ils font quoi là ? Ils viennent ou pas ?
Ah je les entends faire du bruit dans la cuisine. Oh ! Mais c’est qu’ils ne m’attendent même pas pour déjeuner !  Bande d’égoïstes !
Râlons un peu !
...
Alors quoi ?
Ils discutent ! Nan mais allo quoi ! Ils causent tranquilles pendant que je m’époumone ! Parents indignes, vous ne me méritez pas !
OUIN !
Un bon ouin criard, en secouant le lit, ça marche toujours.
Et voilà ma mère. Elle culpabilise. Tant mieux. J’ai quand même attendu 5 minutes.
Je vais peut-être faire un peu la tête ce matin. Histoire de.




nan mais oh, qui c'est le chef

Dans la tête d'une... fourmi

Et c'est parti pour la série des " Dans la tête de..." J'adore ce principe qui permet de faire participer d'autres personnes, cette idée de contrainte, et surtout cette déclinaison à l'infini !

Merci Mélanie !





Je m’appelle Mirna. Joli  non ? Cela colle tout à fait à mon tempérament, espiègle, vive,  preste et agile. Des qualités essentielles à ma survie.
Mes sœurs ont été moins chanceuses,  il y a Brindille, Cailllou, Sucrette, Herbe, Troutroue, Miette…
Nous vivons, ma famille et moi dans une grande maison, à la campagne, pleine de travées, tuyaux, conduits et autres joyeusetés.
Je dois dire que la vie n’est pas aisée tous les jours pour les fourmis que nous sommes.
Certes,  il y a des jours avec : lorsque nous tombons sur un énorme morceau de pain, au moins un croûton entier ! Lorsque les humains de la maison laissent traîner des restes de nourriture. Lorsque nous avons réussi à construire une nouvelle trajectoire le long d’un mur de la cuisine, ou encore lorsque nous avons pu établir la carte exacte des emplacements des toiles d’araignées de la maison.
Mais il y a aussi des jours sans : quand Miette est tombée sur un nouveau piège, nous l’avons pleurée. Quand une bonne cinquantaine de mes cousines a été sauvagement écrasée par une sale botte en caoutchouc.  Quand nous découvrons notre nid et nos bébés larves détruits. Et puis quand la reine est de mauvaise humeur.


Dans ce monde sans pitié, à la fois immense et minuscule, au bout de nos petites antennes de fourmis, la tragédie se fait quotidienne.



  (vite les filles, faut tracer !!!)




lundi 22 avril 2013

La petite patineuse



Bon c'est le dernier texte neigeux promis ! Un poème vieux de quelques années, mais j'avais envie de le ressortir.




Elle patine sur la glace
La jolie effrontée qui glisse,
Tourne, virevolte intouchable
Miroir du blanc inégalable...

Tourbillon, des mèches s'échappent
Vers les joues rouges, translucides
Ses pieds mutins caressent et frappent

C'est l'enfance qui s'en va, acide
Petite faille dans la glace...






En prime, une petite couverture nostalgique !

lundi 15 avril 2013

Le manège enneigé

Pour cette dernière neige de l'année, alors que le Printemps s'installe doucement, un début d'histoire.








Il a neigé cette nuit.  C’est mercredi, les enfants courent jouer au parc.
 Et là,  surprise !  Un joli manège en bois les attend.
Les animaux sont tous blancs. Il y a un renard des neiges,  un ours blanc, un cygne,  des rennes…
Les enfants admirent les montures.
« Dis, laquelle vas-tu choisir ? » demande une petite fille à  son grand frère.
« Sûrement l’ours blanc, c’est le plus grand » lui répond-il.

Les enfants grimpent sur le manège. Certains se disputent pour monter sur le cygne.
« Allez, il y a de la place pour deux ». On se serre un peu.
L’ours blanc a trouvé son cavalier, le garçon, dont la sœur se tient sur le renard à côté.
Tout le monde, bien installé, attend que le manège se mette à tourner.  On entend des clochettes. Une jolie musique s’élève. Des cris de joie éclatent. C’est parti !
« Super ! » « Plus vite ! » « Hue ! En avant, mon renne ! »


Tout à coup, la petite fille sur le renard se met à crier : « Ah ! Mais qu’est-ce qui se passe ? »
Son grand-frère se penche vers elle : « Ton renard est en train d’avancer … pour de vrai »
« Moi aussi, mon renne a bougé ! » s’écrie un autre petit garçon.
 

...

hummmm....mais que va-t-il se passer ? ;)
Bon, maintenant, petite pause neige !